1942

 

 

 

3 mars : Des avions anglais bombardent les usines Renault à BOULOGNE-BILLANCOURT.

 

 

 

Sous l’impulsion du gendre de Louis RENAULT, partisan de la collaboration, les usines ont été mises spontanément à disposition de l’Allemagne et produisent pour elle du matériel militaire.

 

 

 

Churchill doutant de la capacité des armées russes à contenir les attaques allemandes, un projet d’offensive avait été divulgué à Hitler pour lui laisser croire à une opération à travers la Manche, dans le but d’obtenir le maintien de ses troupes à l’ouest. Pour en soutenir la véracité, les Britanniques lancent une série d’attaques par commandos en Norvège et en France. Hitler y répond en ordonnant la construction du Mur de l’Atlantique et en contraignant ses généraux à répartir les troupes le long de cette vaste ligne fortifiée.

 

 

 

27 mars : Un premier convoi de déportés juifs est expédié depuis la zone occupée en direction des camps nazis.

 

 

 

28 mars : Création des FTP (Francs tireurs et Partisans) pour réaliser des actions de sabotage et de guérilla. Dans leurs rangs, des Italiens antifascistes et des Espagnols chassés de leur pays par la victoire de FRANCO.

 

 

 

15 avril ; Depuis sa prise de pouvoir, Pétain n’a de cesse de disculper l’armée et rend les politiciens responsables de la défaite. Il fait condamner au préalable ces derniers par un « Conseil de justice politique » spécialement créé à cet effet puis les fait comparaître devant le tribunal de RIOM.

 

 

Les prévenus y décrivent les erreurs commises par l’état-major et en particulier par le maréchal Pétain lui-même. Le régime s’en trouve discrédité.

 

26 mai : BIR-HAKEIM, poste fortifié situé dans le désert au sud de la LIBYE, est attaqué par l’armée allemande dirigée par le général ROMMEL et appuyée par des militaires italiens. Il est défendu par les forces françaises commandée par le général KOENIG. La longue résistance des assiégés va permettre à l’armée britannique de reprendre l’offensive.

 

 

 

Contraint d’abandonner le poste le 11 juin, KOENIG réussira à se replier et à le reprendre le 12 décembre.

 

 

 

16 juin : Pierre LAVAL, chef du Gouvernement, obtient des autorités allemandes le principe du retour des prisonniers de guerre. Pour chaque prisonnier restitué, la France enverrait 3 travailleurs volontaires acceptant d’exercer une activité au sein d’une usine allemande.


Au cimetière de Danzig, le 25 mai 1942, lundi de Pentecôte.

 

Au premier plan, tombes de Pierre Guinodeau, décédé le 1er décembre 1941 et de Gaston Desramau, décédé le 26 septembre 1941.

 

A droite, en retrait, un personnage en civil observe ou surveille le déroulement de la cérémonie

 

 

 

21 juin : Tobrouk vient de tomber aux mains des troupes germano-italiennes du général Rommel. Ce dernier se prépare à entrer en Égypte et envisage la conquête de la base navale d’Alexandrie.

 

14 juillet : La BBC diffuse un nouvelle émission en langue française qui débute par ces mots : « Ici, Londres, les Français parlent aux Français ». Elle a notamment pour but de rectifier les contre-vérités émises par Radio Paris.

 

Parmi les principaux acteurs, l’annonce de l’émission était dite par Franck Bauer, l’éditorial par le journaliste Jacques Duquesne et la critique des informations de propagande par l’humoriste Pierre DAC.

 

On y servait volontiers une ritournelle que j’ai encore en tête : « Radio Paris - ment, Radio Paris - ment, Radio Paris est allemand… »

 

16 et 17 juillet : 10 000 juifs parisiens sont arrêtés et regroupés au Vel’ d’Hiv en vue d’être expédiés dans les camps allemands.

 

11 août : Un premier convoi de prisonniers est restitué en échange de l’envoi d’ouvriers au titre de la relève. Les images de ce retour par la voie ferrée sont largement rendues publiques.

 

19 août : Tentative de débarquement anglo-canadien à DIEPPE. 6000 hommes appartenant à des régiments canadiens tentent de débarquer sur le port de Dieppe. L’armée allemande maîtrise parfaitement la défense du secteur et l’opération se termine par un échec total. Pour plus de la moitié les assaillants seront tués, blessés ou fait prisonniers.

 

Cet échec constitue pour les Alliés une leçon de stratégie, désormais aucun grand port ne deviendra le premier objectif d’une invasion.

 

 

 

4 octobre : Depuis le 6 septembre, l’armée allemande s’est infiltrée dans les faubourgs de la ville de STALINGRAD mais la défense soviétique est telle que les soldats doivent lutter maison par maison. L’armée allemande cesse plusieurs fois son offensive et se retire pour permettre à l’artillerie et à l’aviation de bombarder les quartiers dont ils ne peuvent venir à bout. Les usines ruinées sont devenues des champs de bataille.

 

Le 12 novembre, les Allemands déclencheront une offensive qui leur permettra une avancée de quelques kilomètres, mais ils ne parviendront jamais à conquérir l’ensemble de la ville.

 

C’est seulement en février 1943 qu’ils finiront par capituler devant la contre offensive soviétique.

 

4 novembre : Depuis le 25 juin l’armée allemande du général Rommel occupe le port égyptien d’El Alamein, situé sur la Méditerranée à l’ouest d’Alexandrie. L’armée britannique veut s’emparer de cette place stratégique. Rommel résiste à deux offensives menées en juillet et en octobre puis finit par céder après une gigantesque bataille de blindés menée par le général Montgomery.

 

Les services de renseignements et d’espionnage britanniques basés au Caire avaient compris que Rommel disposait d’informations sur les mouvements de troupes obtenues par des écoutes radio très performantes. Par ce canal et après l’établissement et la communication d’une fausse carte indiquant les zones non ensablées susceptibles d’être empruntées par les chars, ils avaient guidé Rommel à la bataille dans un lieu qui lui était défavorable. Montgomery s’était montré plus rusé que le « Renard du désert ».

 

Après cette victoire, Montgomery se verra récompensé par l’attribution du titre de vicomte d’Alamein.

 

 

10 novembre : les Américains débarquent au Maroc et rencontrent une forte résistance pour obtenir l’accès au port de Casablanca. Cette ville est en effet la plus défendue d’Afrique du Nord par des troupes fidèles à Pétain.

 

11 novembre : Les troupes de la Wehrmacht franchissent brutalement la ligne de démarcation. Il n’y a plus de zone libre. Les hommes de l’armée de l’armistice sont démobilisés et Pétain ne dispose plus du libre accès à la radio.

 

27 novembre : La flotte française de Toulon ne veut pas tomber aux mains des Allemands. Elle se saborde. Tous les navires militaires sont coulés à l’exception du sous-marin Casabianca qui réussit à gagner la rade d’Alger.

 

Des maquis naissent dans toutes les régions de France et entreprennent de se coordonner et de se fédérer.

 



Carte souvenir adressée en 1942 par la famille Lemaire,

 

qui avait hébergé Henri Greuillet,

 

lorsqu’il était en cantonnement

à Fourmies (Nord) en 1940.